Vétérinaire

Les vétos ? En ville, leurs patients sont des chiens, des chats, des rongeurs... À la campagne, ce sont les animaux de la ferme. Dans les deux cas, les vétérinaires conseillent les propriétaires des animaux de compagnie ou les éleveurs, mais d'autres débouchés sont possibles.

Découvrir ce métier en 2 minutes :

Un vétérinaire ou des vétérinaires ? La réalité du métier est diversifiée. Chiens, chats, lapins, oiseaux, hamsters et, plus rarement, singes ou serpents sont les clients d'un vétérinaire de ville. À la campagne, les animaux sont principalement élevés pour la production et le dressage comme pour les chevaux par exemple. Le vétérinaire se déplace dans les fermes, les élevages ou les centres équestres pour les mises bas, les vaccinations et autres soins. Il apporte également une assistance technique et des conseils aux éleveurs (alimentation, fécondité…). A l'exception de l'exercice exclusif en médecine équine (des chevaux), dont le marché de l'embauche se tasse, tous les autres secteurs sont actuellement en demande. Mais il existe aussi des vétérinaires dans le domaine de la faune sauvage, captive ou non. Cajoler un panda dans un zoo ou s'occuper de mammifères marins peut faire rêver, mais les places sont limitées.

Ces praticiens sont à la fois généralistes, chirurgiens, radiologues et dentistes. Ils exercent souvent en libéral, même s'ils peuvent avoir le statut de salarié, dans une clinique vétérinaire, ou un réseau de cliniques. D'autres secteurs peuvent aussi intéresser les vétérinaires : l'hygiène alimentaire et la santé publique, l'industrie pharmaceutique, l'industrie de l'alimentation animale, la recherche , le conseil...

Durée des études

Après le bac

6 à 7 ans pour préparer le DEV (diplôme d'État de vétérinaire) dont 5 ans en école vétérinaire.3 ans après le DEV pour les spécialités (médecine interne, anatomie, chirurgie, ophtalmologie, dermatologie, etc. .

Compétences

Le geste précis

Le vétérinaire sait observer et analyser le comportement des animaux pour établir le bon diagnostic. Il fait preuve d'une grande habileté lors des interventions chirurgicales. La profession exige, bien sûr, une aisance particulière avec les animaux.

Des connaissances larges et un raisonnement systémique

Le nombre d'espèces concernées et les différentes facettes des métiers de vétérinaire imposent d'avoir une base de connaissances larges et évolutives. Ce professionnel doit surtout être capable de les intégrer dans un mode de raisonnement dit « systémique », c'est-à-dire prenant en compte divers paramètres et contraintes très variées, intégrant l'animal, le troupeau ou le groupe d'animaux le cas échéant, le propriétaire, le contexte économique et social, etc. Il est souvent amené à prendre des décisions rapidement et en situation d'incertitude.

Un bon contact

Le vétérinaire sait aussi conseiller, en particulier pour rassurer les particuliers ou les éleveurs, parfois stressés par la maladie de leur animal ou par les risques d'épidémie menaçant leur bétail.

Très disponible

Le métier de vétérinaire, notamment en libéral, nécessite une très grande disponibilité. Les professionnels peuvent être soumis à des gardes. Une bonne résistance physique est également importante, surtout lorsqu'il faut immobiliser des animaux aux gabarits impressionnants (taureaux, chevaux...).

Un bon gestionnaire

En libéral, le praticien est souvent chef d'entreprise, avec parfois des salariés sous sa responsabilité. Des connaissances en gestion et de la rigueur sont indispensables pour faire vivre son cabinet.

Condition de travail

Libéral ou salarié

En ville, le vétérinaire peut être appelé à domicile pour des urgences. Le plus souvent, il consulte à son cabinet, dans une clinique vétérinaire ou dans un CHV (centre hospitalier vétérinaire). Il y exerce à son compte ou comme salarié. À la campagne, où les animaux sont d'un autre gabarit, le vétérinaire doit faire preuve d'une grande disponibilité et s'attendre à de nombreux déplacements. On le reconnaît à son véhicule aménagé pour transporter les médicaments et le matériel, sillonnant la campagne jusqu'aux exploitations agricoles.

Fonctionnaire ou militaire

Les directions départementales de la protection des populations emploient des vétérinaires fonctionnaires. Ils contrôlent le bon état sanitaire des élevages et la qualité de l'alimentation. L'armée emploie des officiers vétérinaires pour soigner ses animaux (chiens, chevaux). Enfin, les enseignants-chercheurs des ENV (écoles nationales vétérinaires) sont majoritairement des vétérinaires.

En équipe

Aujourd'hui, le vétérinaire travaille en équipe. En ville, les cliniques et les CHV (centres hospitaliers vétérinaires) rassemblent de 2 à parfois plus de 20 vétérinaires, aidés par des auxiliaires spécialisés vétérinaires. Dans les universités ou dans l'industrie, c'est entouré de médecins et de pharmaciens qu'il réfléchit à la mise au point de nouveaux médicaments... sans forcément être au contact des animaux.

Nature du travail

Soigner les animaux de compagnie

Le vétérinaire dit « canin » soigne, opère et stérilise surtout les chiens et les chats. Il s'occupe aussi de petits mammifères, de reptiles et d'oiseaux. Il exerce le plus souvent en cabinet; en clinique (il peut alors hospitaliser les animaux) ou bien dans des CHV (centres hospitaliers vétérinaires) qui sont en plus dotés de vétérinaires spécialistes dans différents domaines (médecine interne, chirurgie, dermatologie, imagerie médicale, etc.

Soigner les animaux de production

À la campagne, le vétérinaire « mixte » partage son temps entre les animaux de compagnie et les interventions en élevage. Ce vétérinaire rural donne à l'éleveur des conseils techniques et diététiques. Il effectue également des contrôles sanitaires. Il réalise des soins et des interventions chirurgicales sur les animaux de l'élevage.  Il garantit ainsi le bien-être animal et la qualité sanitaire « de la fourche à la fourchette » : il est présent depuis l'insémination artificielle d'une vache jusqu'à la naissance de son veau et au contrôle de son lait, et jusqu'à son départ pour l'abattoir.

Soigner les chevaux

À la ville ou à la campagne, le vétérinaire s'occupe également de la médecine et de la chirurgie équines. Il est alors vétérinaire « canin » ou « rural » avec une activité en lien avec les chevaux ou vétérinaire souhaitant se consacrer uniquement aux équidés.

Soigner les animaux sauvages

Qu'ils soient en captivité ou en liberté, les animaux sauvages ont, eux aussi, besoin des soins d'un vétérinaire. C'est même une obligation légale dans les zoos. Le nombre d'emplois concernés reste toutefois très faible.

Garantir la santé publique

Le vétérinaire, qu'il soit privé sous contrat avec l'État ou fonctionnaire (inspecteur de la santé publique vétérinaire, fonctionnaire du ministère de l'Agriculture,) participe au contrôle de l'hygiène et de la sécurité sanitaire dans les abattoirs, les industries agroalimentaires et tous les lieux de restauration. Il intervient en cas d'épizootie (maladie animale contagieuse) et surtout en cas de zoonose (maladie animale transmissible à l'homme) et participe ainsi largement à la santé publique. Il est le garant du respect des lois et règlements en vigueur en matière de santé animale, de santé publique et de bien-être animal.

Participer à la recherche

Dans l'industrie, le vétérinaire participe à la mise au point, à la production et à la commercialisation de médicaments et d'aliments pour animaux, de produits agroalimentaires. Il peut aussi s'orienter vers la recherche universitaire ou les laboratoires d'analyses. 

Accès au métier

Il faut compter 6 années d'études, au minimum, après le bac pour obtenir le DEV (diplôme d'État de docteur vétérinaire), nécessaire à l'exercice de la profession. Ce diplôme se prépare dans l'une des 4 écoles nationales vétérinaires à : Maisons-Alfort (94), Lyon (69), Nantes (44), Toulouse (31), sur concours commun après un bac + 2 (classe prépa principalement). Par ailleurs, 4 à 5 places sont offertes aux titulaires d'un master de biologie ou d'un diplôme d'État de médecine, de pharmacie, d'odontologie. A partir de la rentrée 2021, il sera possible d'intégrer une de ces  écoles vétérinaires via un concours post-bac.

Niveau bac + 6 minimum

DEV (diplôme d'État de docteur vétérinaire)

Vie professionnelle

Salaire

Salaire du débutant

2000 à 2500 euros brut par mois

Intégrer le marché du travail

L'agroalimentaire en tête

Entre 2020 et 2030, la demande en vétérinaires concernera majoritairement les animaux de compagnie. À cause de la diminution du cheptel français et de sa concentration dans certaines zones géographiques, le marché de l'emploi pour les animaux de production est stable et très inférieur. Cela pose toutefois des problèmes dans des régions à faible densité d'élevage, où il n'est pas économique rentable pour un vétérinaire de conserver une activité en animaux de production, si bien que les éleveurs ont des difficultés à en trouver un. Le secteur équin (des chevaux) génère peu d'embauches car il est assez bien pourvu et… parce qu'il y a une baisse de la population équine en France. Enfin, les autres secteurs d'activités offrent des débouchés intéressants et également assez stables.

Une installation délicate

Si monter son cabinet, seul ou en association, est courant dans la profession, le délai pour y parvenir est très variable. L'installation à son compte reste délicate et nécessite une importante mise de fonds, difficile à rentabiliser. L'inscription à l'Ordre national des vétérinaires est obligatoire. Ruraux ou urbains, les vétérinaires ont par ailleurs tendance à s'associer pour diminuer les coûts de fonctionnement de leur cabinet. Un vétérinaire sur trois est une femme. Ces dernières sont majoritairement installées en ville.

Ressources

Source : ONISEP